top of page
  • Photo du rédacteurBenoît Bérard

Carrefours

Dernière mise à jour : 3 mars

AU FIL DES RENCONTRES


Quelque chose a changé.


L’aube ne s’étire pas encore à l’horizon, les milliers de touristes que convoie l’incommensurable ferry dorment encore alors qu’il glisse furtivement sur les eaux pétrole de la marina, escorté par des phares qui éblouissent Omaya. Miniatures insolites que ces joggeurs matinaux qui, peut-être, après avoir tourné en rond dans leur sommeil, s’essoufflent en décrivant les mêmes courbes sur les ponts déserts de cette ville flottante.


Le regard de l’océan a changé.


Imperceptibles prémisses que ces éclats de miroir qui éclaboussent sa surface alors que le soleil dévoile ses chaleureuses courbures.


À quelques milles, longeant ses côtes, Lanzarote dévoile peu à peu ses contours. Aussi souvent que possible, pendant la semaine que nous y avons passée, j’ai eu le privilège d’en explorer quelques recoins. Ne demeurent que les vestiges arides et impressionnants de ses historiques et récentes éruptions. Cratères endormis, champs de lave aux aspérités tranchantes et irrégulières qui ne laissent que peu d’espace pour s’asseoir, ne serait-ce qu’un instant. Comme pour contraster avec ses teintes qui témoignent des profondeurs dans lesquelles elles ont été puisées, des villages aux façades immaculées parsèment élégamment ses flancs. Quelques palmiers se dressent fièrement à chaque coin de rue, seuls pionniers d’une végétation presque absente. Pour le moment…

Cette île ne dévoile sa douceur qu’à ceux qui acceptent de l’observer de loin. Comme cette presque lune qui accompagne notre regard, disque de dentelle déposé sur la pâleur de ce treizième jour d’expédition. Depuis l’océan où nous nous trouvons, les reliefs qui s’imposent à notre vue semblent être tapissés de velour. J’essaie de repérer les indices qui trahissent la manière dont le volcan a façonné cette île, comme ces gigantesques langues de lave soudain figées par les eaux du détroit que nous sommes en train de traverser, entre Lanzarote et Fuerteventura. Je me plais à imaginer qu’un jour, une rencontre aura lieu, peut-être… Certainement.


Les battements du vent ne sont plus les mêmes.


Toutes les conditions sont réunies pour faire de ce départ un moment de voile inoubliable. Et il tiendra toutes ses promesses. Nous déroulons le code 0, immense voile qui a elle seule dépasse en surface celle de la grand-voile et du jib réunis. Cent cinquante contre cent neuf mètres carrés de prise au vent. La matière dont elle est composée (trois couches laminées : du dacron en fine épaisseur, presque transparente, un entrelacs de fils de carbone noirs surmonté d’un dernier treillis de fils synthétiques jaunes) et sa forme tri-radiale lui permettent d’être à la fois robuste, légère et ne demande que peu de vent pour gonfler son ventre.


Omaya fend l’eau avec vitesse et élégance.


Aux côtés d’Oded depuis plusieurs jours, j’ai énormément appris. Dans les longs moments de silence où j’ai observé ses gestes. Fins et précis. Lorsque j’ai accompagné son regard vers les hauteurs d’Omaya et tenté de prédire ses actions alors que sa mine laissait présager d’une manœuvre imminente. Durant les heures de discussions souvent induites par ce que je pensais être de simples questions. Debouts sur le pont, emmitouflés dans le cockpit durant les longues et glaciales nuits d’hiver, penchés autour de mon carnet de bord sur lequel il a griffonné de nombreux croquis, assis à la table d’un restaurant où nous n’avions pas assez de quatre mains pour jouer aux voiles, à la coque, aux vagues et au vent. Et même en marchant le long de la promenade de la marina où nos jeux de rôles se poursuivaient sous les yeux interloqués des curieux touristes qui venaient prendre un morceau de rêve aux embarcations sagement endormies le long des pontons, se reposant avant une longue traversée.


Mais il y a des leçons qui se passent de discours. Oded me laisse la barre. Je maintiens le cap. Mes mouvements sont trop brusques, trop saccadés, trop généreux. Mes mains se précipitent de part et d’autre du gouvernail cerclé de cuir, je surcorrige. Omaya avance en titubant. Elle accélère puis s’essouffle. Il finit par accompagner mes gestes, distille quelques rares mots, me guide dans son temps.


Le temps d’Omaya.


Il n’est plus question de comprendre, il faut ressentir. Mettre tous mes sens à son service. Ne faire plus qu’un avec elle, de la base de sa quille que je ressens vrombir sous mes pieds à la pointe de son mât qui se dresse le long de ma colonne vertébrale jusqu’au sommet de mon crâne. C’est la maintenir à son point d’équilibre, la diriger le long d’un fil. Tempérer ses ardeurs à sans cesse vouloir fuir vers le vent. C’est imaginer - des skis sous les pieds et les rennes d’un invisible attelage entre les mains - glisser le long du sommet de la pente nord sans jamais lui laisser l’occasion de franchir le fil tranchant de l’arête, et de chuter sur l’autre versant. Un exercice bien plus difficile qu’il n’y paraît, mais peu à peu on s’accorde l’un à l’autre, on s’apprivoise puis… on s’envole. C’était notre première vraie rencontre.


Les vagues semblent avoir trouvé un accord.


La surface de l’océan est calme. Seules quelques ridules formées par le vent qui s’éteint peu à peu frémissent et donnent à la lumière étincelante de cette fin du mois de décembre d’innombrables opportunités où se refléter. La houle est impressionnante. Presque deux mètres, mais la longueur de ses creux et de ses bosses n’a d’égal que l’immensité qui nous entoure. Deux, trois cent mètres de vallées puis de collines qui se succèdent de tribord à bâbord en de cycles réguliers et qui masquent, à ce rythme, la ligne d’horizon.

C’est bercé par ses mouvements que je lis, assis à l’angle tribord de la poupe. Le paragraphe que je termine au moment où quelque chose attire mon regard à l’horizon est l’incroyable annonce d’un événement rare auquel nous allons assister.


Loin sur sa gauche, là où le lac Chen prenait des allures d’océan, une créature gigantesque jaillit soudain de l’eau dans une explosion de puissance et d’écume. Noire, fuselée, magnifique, elle décrivit une courbe aérienne comme si elle avait voulu happer le soleil, puis, alors qu’elle semblait proche de l’envol, elle replongea d’un mouvement aussi fluide que son élément. Ellana, L’envol - Pierre Bottero

C’est un son sourd, profond, aérien qui me libère du monde dans lequel j’étais plongé. C’est un souffle puissant qui projette vers le ciel des gouttes étincelantes, à quelques dizaines de mètres de moi, qui aimante mon regard.


BLOW !


Ce sont les heures passées sur les eaux açoriennes entre les îles de Pico et de Faial lors d’un de mes précédents voyages - il y a une année jour pour jour - qui soudain me permettent de reconnaître les indices qui se dévoilent au ras de l’eau.


Il n’y a plus aucun doute.


Des cachalots !


Une mère et son petit.


C’est leur évent situé juste au-dessus de leur bouche qui me laisse cette certitude. Puis ce long dos plat qui émerge de temps à autre de la surface. Gris foncé, luisant au soleil et surmonté d’un petit aileron caractéristique. Ce léger mouvement sur le côté aussi, lorsqu’ils remplissent leurs poumons, à la manière d’un nageur de crawl.

Je le sais, cette nouvelle rencontre sera brève. Je mesure la chance d’avoir croisé leur route. Ce sont les grands mammifères marins parmi les plus difficiles à observer. Bientôt, ils arqueront leur dos, juste avant de dévoiler leur majestueuse nageoire caudale, abandonnant la lumière, et de plonger vers les ténébreuses abysses de l’océan. Une seule apnée de près de quarante-cinq minutes. Une chute libre de trois kilomètres. Vertigineuse. Là, au fond de la nuit, une lutte de titans s’annonce. Le combat des profondeurs. C’est grâce à leur sonar qu’ils repèrent leur proie tant convoitée : le calamar géant ! Exclusivement. Tous deux peuvent mesurer jusqu’à quinze mètres. Une fois saisi dans sa longue bouche à l’impressionnante rangée de dents, le calamar enroule ses gigantesques tentacules autour du corps du cachalot et y plante ses éperons. Ils s’enserreront ainsi durant de longues minutes. Et ne se lâcheront plus ; jusqu’à la fin du combat. La lutte dure mais le vainqueur est toujours le même. Quatre cent cinquante kilos contre quarante tonnes, le calamar ne fait jamais le poids. Seules d’énormes cicatrices témoignent de ce combat acharné. Sous nos yeux, elles brillent sous le soleil. Nous ne les reverrons plus.



Les heures passent. Les astres suivent leur courbe.


Nous traçons la nôtre.


Je ne sens plus les morsures de la nuit.


Fini les longues heures passées dans un recoin du cockpit, sous des montagnes de couvertures, le bonnet descendu sur mes paupières, une tasse brûlante de café turc entre mes mains.


Parce que ces vents ne sont plus les mêmes. Quelques jours déjà qu’ils parsèment leurs indices. Avec discrétion et douceur. Leurs caresses laissent des empreintes, fidèles promesses aux voyageurs qui s’y laissent entraîner depuis des siècles. Leur nom fait écho au temps qui soudain fait lâcher les prises de l’hiver. Parfums tièdes de vanille et de fleurs de tiaré. Poissons cuits sous le sable dans des feuilles de bananiers. Souffle d’un nouveau monde, pour moi seulement. Il était là bien avant nous. Eux aussi… probablement.


Les alizés.


Quelques groupes de dauphins, par dizaines parfois, viennent perturber l’ennui auquel je goûte à nouveau. Je fais de ce silence intérieur mon otage préféré. Dans ce quotidien que j’ai abandonné pour quelques mois, j’étais trop occupé à lancer des pierres devant moi, à les récupérer, à les lancer de nouveau, sans prendre le temps de vivre pleinement le chemin qui me conduisait jusqu’à elles. C’est ce que nous appelons communément vivre dans le présent. Mais il n’y a rien de banal dans ce concept. Il conduit certainement à l’essentialité qui sommeille en nous, à ce qui intimement constitue ce que nous sommes. Singulièrement en chacun de nous. Universellement vers ce qui demeure. Mais comme il ne dure jamais plus longtemps que le temps de dire maintenant, c’est une quête qui ne saurait s’achever au terme de mon voyage. Je souhaite juste en reprendre le chemin. Je me suis coupé du monde, il m’importe de le retrouver. Relier quelques étoiles. Et être heureux. Pourquoi attendre ?


Carpe Diem.


S’abandonner à l’immensité de l’océan c’est aussi apprendre la patience. Peu à peu les journées se ritualisent, une routine s’installe. Seules les conditions météorologiques et les inévitables avaries donnent au temps qui passe des repères qui permettent de savoir ce qui s’est passé hier, avant-hier… L’océan sapphire ou indigo, eucalyptus aux tâches brunâtres ou argenté. Vagues frémissantes, aux crêtes déferlantes ou arrondies. Le vent qui fouette, ébouriffe ou frissonne. Le moment où nous avons changé la disposition des voiles, celui où le système électrique est tombé en panne, les trop nombreux où l’autopilote a cessé de fonctionner ou que la perche du spinnaker s’est brisée. Sans parler des vingt-cinq litres d'eaux noires qui se sont répandues dans la cale... Dans cette forme de monotonie qui s’installe peu à peu, je trouve de la richesse dans les visages que l’océan dévoile à force de le contempler, dans les échanges que j’ai avec Oded et dans les moments où je laisse à mon esprit la liberté de vagabonder.


Je pense aux rencontres. Je les vois comme des carrefours. Beaucoup émergent de l’imprévisible, sans crier gare. Certaines sont éphémères, insaisissables. D’autres se matérialisent dans la profondeur de l’œil d’une baleine ou dans l’éclat d’une fougère qui ploie sous le soleil d’automne. Certaines sont si intenses qu’elles n’ont pas besoin de plus d’un instant pour libérer toute leur lumière. Elles nécessitent même parfois l’éloignement pour continuer à se développer en conservant leur équilibre. Certaines rencontres m’ont brisé ou ont suspendu le temps. Toutes, en fin de compte, ont fini par m’élever. Toutes participent à ce que je suis aujourd’hui.


Et je me sens bien là où je suis, en ce moment même. Soufflé par les alizés au milieu de l'océan atlantique avec un infini qui se matérialise dans toute son horizontalité. De toute part.


Le départ n’avait été lancé que depuis une petite semaine, et voilà déjà la première partie de mon expédition qui menace de s’envoler. Une rencontre dont je me serais bien passé tant elle a provoqué d’injustice, de tristesse et de colère en moi. Et pourtant sans elle, je n’aurais probablement pas rencontré Oded.


Je ne serais pas là à contempler le plancton fluorescent qui constelle le sillage d’Omaya.


Chaque nuit.


La nuit tombe sur mon 13e jour d’expédition.

Oded a une soixantaine d’année, il vit a Tel-Aviv en Israël. Il est joaillier de profession et tout comme moi, il a décidé d’ouvrir une parenthèse dans sa vie. En l’espace de quelques heures, on s’est retrouvé confinés dans une intimité généralement réservée à la famille ou aux amis. Sa fille, Maya, nous a accompagnés pendant quelques jours. Pourtant, très vite, nous avons su que nous pouvions nous faire confiance. C’est un homme cultivé qui sait raconter les histoires et qui ne se prive pas de le faire. Sans égoïsme, simplement parce que le partage fait partie de ses valeurs ; l’addition d’un restaurant à 27’300 dollars dont il a échappé de justesse après qu’un oligarque russe se soit invité à sa table lors d’un dîner d’affaire, l’histoire de l’acier inoxydable, celle de la boîte de Pandore entre autres allégories de la mythologie grecque dont il est particulièrement friand, les récits de voile, la guerre au Liban… J’admire sa façon d’aller à l’essentiel, de résumer en quelques mots des concepts autour desquels j’aurais tourné un moment. C’est un homme de valeur. Je reconnais en lui beaucoup de qualités que je retrouve chez mon papa. Parfois j’ai l’impression que c’est lui qui me parle. Il est calme et ferme, réfléchi et appliqué. Ce qui est beau est bon. Il range ses outils et sa place de travail après nos travaux de réparation (j’en connais un à qui cela ferait plaisir !). Mais ce qui me plaît et m’enrichit le plus, c’est la manière dont il prend soin des personnes qui l’entourent. Sa façon de reconnaître les qualités des autres, sa générosité. Il me l’avait dit, il l’a dès lors démontré. Comme un soir, dans un restaurant de la marina où il n’avait eu de cesse de dire que c’était bon. Il avait alors demandé à la serveuse de lui apporter un verre propre qu’il avait rempli avec le vin de notre bouteille. Sans dire un mot, il s’était levé, s’était dirigé vers la cuisine et l’avait tendu au cuisinier en le remerciant pour son travail. Tout comme une après-midi dans un supermarché d’Arrecife où nous avions sollicité la patience d’une caissière à qui nous avions demandé - comme l’offrait un de leurs services - de faire livrer nos nombreuses provisions à la marina. Elle avait bloqué sa caisse, avait réajusté le contenu des cartons que nous avions remplis, avait appelé sa supérieure car mon numéro de téléphone bloquait le processus… Ne parlant pas un mot d’espagnol, Oded s’était tenu en retrait. J’avais alors pensé à tort que tout cela n’allait pas assez vite à son goût. Surtout lorsqu’il avait soudain disparu dans les rayons du magasin. Revenu avec une boîte de chocolats, je ne comprenais pas pourquoi on s’encombrerait encore de ces douceurs alors que nous en avions déjà suffisamment. J’avais même presque trouvé gonflé de rajouter encore un élément à notre longue liste. Pauvre caissière… Mais une fois cette dernière transaction effectuée, il la lui avait tendue avec un large sourire et l’avait félicitée pour son travail. Elle n’en revenait pas. Et moi non plus. Il m’avait alors glissé : « Il faut savoir remercier les gens qui font leur travail avec cœur. »


Une belle leçon de vie, une autre belle rencontre.


Presque une semaine que nous filons vers le sud. De plus en plus vite à mesure que le vent forcit. Des chevaux blancs courent au sommet des vagues. Le soleil décrit des trajectoires insensées. Les journées rallongent de manière incompréhensible. Des sauts de dix, vingt minutes. Mes repères se diluent, les journées se confondent. Je vis hors du temps.


Le temps de l’océan.


Après presque huit jours de navigation, les reliefs acérés du Cap-Vert menacent de déchirer l'azur qui se déploie devant nos yeux, engourdis de sommeil.




***


N’ayons pas peur d’avoir des rêves aussi hauts que des montagnes. Et même si à mesure que l’on s’en rapproche, elles en imposent soudain de part leur taille, la raideur de leurs pentes ou de leur majestueuse verticalité. Même si elles provoquent peur, vertige et envie de renoncer, une fois à leurs pieds, c’est avant tout le chemin qui serpente jusqu’à leur sommet que l’on perçoit devant nous. La montagne s’efface, dévoilant au fil du sentier, clairières endormies, ponts qui enjambent des torrents aux remous opalins, prés aux cheveux balayés par les vents, culminants points de vue…


Et à l’un de ces inattendus carrefours.


Probablement.


La plus belle des rencontres.


Soi-même !


Lumières crépusculaires sur le pont d’Omaya.

Bonne année !


Comme le veut la coutume, les couleurs du pays hôte sont hissées ainsi que le drapeau Q (Q comme quarantaine, drapeau jaune qui atteste que l’équipage est en bonne santé).

Marina de Mindelo sur l’île de São Vicente, Cap-Vert.

P.S. Si tu souhaites suivre la position en directe du bateau, notamment pour la transatlantique qui est prévue autour du 13-14 janvier, tu peux télécharger l'application gratuite MarineTraffic (logo en forme de pentagone) ou aller sur leur site web. Écris ensuite OMAYA1 🇬🇧 dans la barre de recherche et tu pourras connaître ma position en temps réel (ou en léger différé pour la version gratuite).

Posts récents

Voir tout

Tempête

L’océan

7 Comments

Rated 0 out of 5 stars.
No ratings yet

Add a rating
m69pvm2t72
Feb 21
Rated 5 out of 5 stars.

Tu possèdes un vrai talent pour l'écriture. Tes récits sont captivants et on apprend des choses au passage (les cachalots se nourrisent exclusivement de calamar géant 😮!). Ton périple à pris une magnifique tournure avec la rencontre d'Oded! 🙏🏻 Sa manière de remercier les gens qui "font leur travail avec coeur" et très inspirante!

Like
Benoît Bérard
Benoît Bérard
Feb 21
Replying to

Un nouveau merci pour ton gentil et encourageant retour sur l’un de mes textes !

Like

Guest
Jan 07
Rated 5 out of 5 stars.

C’est avec une grande émotion que je te lis toujours et que je découvre tes belles photos et vidéos. Merci Benoît de nous faire participer à ton voyage aquatique et spirituel! Bon vent et grosses bises ,Florence CW !

Like
Benoît Bérard
Benoît Bérard
Jan 08
Replying to

Coucou Florence ! C’est un plaisir partagé que celui de te lire en retour. Merci pour ton message et des bises

Like

Benoît Bérard
Benoît Bérard
Jan 07

Salut les ami.e.s !

N’oubliez pas de signer votre commentaire si vous le rédigez en tant qu’invité 😉

Like

Lucas Baumberger
Lucas Baumberger
Jan 07
Rated 5 out of 5 stars.

Content de te lire et de vous savoir en forme. Ici la neige est de retour, à chacun sa glisse, à chacun son océan. Des becs!

Like
Benoît Bérard
Benoît Bérard
Jan 07
Replying to

Merci mon ami ! Heureux d’apprendre que tu as toi aussi un océan sur lequel glisser à nouveau. Gros becs

Like
IMG_8039.jpeg

Salut !

Bonne lecture !

 

Laisse-moi un petit  commentaire, je le lirai avec plaisir.

bottom of page